Comment féminise-t-on une graine de cannabis ? 2ème partie

Le processus de sélection de la graine de cannabis se passe de la manière suivante : vous démarrez avec des graines de cannabis normales, que vous faites pousser et vous faites des clones des meilleures plantes femelles pendant les deux premières semaines de leur floraison.  Lors de la sélection, vous tenez compte des éléments suivants : racines, puissance, santé, uniformité, stabilité et développement de la floraison de la plante. Vous prenez différentes plantes dans les mêmes circonstances, et après clonage, vous répétez le processus de sélection jusqu’à ce que vous ayez atteint la 5ème ou 6ème génération. C’est le moment où la plante est génétiquement la plus stable et la plus uniforme, et donc la plus apte à produire des graines de cannabis qui seront pour vous les meilleures graines de cannabis que vous puissiez obtenir.

Les plantes avec trop de graines de cannabis mâles

Toutes les plantes ne réagissent pas de la même façon au traitement au GA3. Il existe des variétés qui ne peuvent être féminisées qu’avec du STS (thiosulfate de sodium). En outre, il y a des plantes qui ne se laissent tout simplement pas du tout féminiser.  Ces variétés produisent trop de plantes hermaphrodites ou mâles par mille graines de cannabis et donc trop de graines de cannabis mâles. Selon les variétés, il y a des différences dans l’apparition de plantes hermaphrodites ou mâles.

C’est la raison pour laquelle, pendant les premières semaines de la période de floraison, vous devez être tout particulièrement attentif. Si tous les segments de tige ont des petits poils, cela signifie que la plante est femelle. Par contre, si vous voyez des petites boules se former sur les tiges, vous avez une plante mâle (uniquement des petites boules) ou une plante hermaphrodite. Celle-ci possède des caractéristiques des deux sexes : tant des petits poils sur les tiges que des fleurs mâles (petites boules sur les tiges).

Vous pouvez éliminer ces plantes – sinon elle polliniseront les plantes femelles – ou alors vous pouvez les avoir à l’œil et éliminer les petites boulettes avec une pincette. Répétez ce processus aussi longtemps qu’il le faut, et en fin de compte, la plante ne fabriquera plus de fleurs mâles et continuera à se développer en tant que plante femelle.…

Comment féminise-t-on une graine de cannabis ? 1ère partie

Il existe deux façons fiables de féminiser des graines de cannabis, et les deux méthodes ont chacune leurs avantages. L’acide donne en général des graines de cannabis plus stables, mais cette méthode est beaucoup plus difficile. En effet, il faut une solide formation en chimie pour être en mesure de travailler avec de l’acide gibbérellique (GA-3), qui est un régulateur de croissance naturel pouvant générer un grand nombre d’effets, parmi lesquels, dans certains cas, la stimulation de la germination des graines de cannabis.  L’acide gibbérellique GA-3 est une hormone végétale qui se rencontre à l’état naturel dans de nombreuses graines de plantes, et qui est produite de façon industrielle par la culture de moisissures de Gibberella fujikuroi en fûts, d’où l’acide est extrait et purifié.

De nombreuses recherches sont encore nécessaires pour déterminer quelles variétés peuvent bénéficier des avantages du GA-3 et à quelle concentration. Cette première méthode visant à féminiser des plantes est également utilisée par les producteurs d’oranges.

L’introduction de la méthode STS (thiosulfate de sodium) déclencha une véritable révolution : tout à coup, tout le monde était en mesure de féminiser des graines de cannabis et les banques de graines poussèrent comme des champignons. Toutefois, ce que la plupart des gens oublièrent, c’est qu’il faut du temps pour produire des graines de cannabis. Ce facteur temps a souvent été nié par les banques de graines, dont l’objectif premier est de mettre les graines de cannabis le plus rapidement possible sur le marché.

Les plantes destinées à la production de graines de cannabis sont idéalement de la 5ème ou 6ème génération. C’est un processus long et difficile que de sélectionner les meilleures plantes “père” et “mère” pour la production de graines de cannabis. Bien entendu, les “pères” sont des plantes de cannabis femelles (mères) qui, plus tard, dans leur période de floraison, sont traitées au STS ou au  GA-3. Ceci provoque un tel stress chez la plante femelle qu’elle formera des plantes mâles et des petites boules dans les membres qui contiennent du pollen. Ce pollen est utilisé pour polliniser les plantes-mères (plantes femelles). Ce sont ces plantes femelles qui, en fin de compte, produisent les petites graines de cannabis.…

Graines de cannabis à semi-autofloraison pour culture à l’extérieur

La popularité des variétés de graine de cannabis à autofloraison a pris un essor fulgurant au cours de ces dernières années. Grâce à la génétique de la Ruderalis, ces variétés sont fréquemment utilisées pour la culture à l’extérieur dans les régions froides et montagneuses. Ces variétés sont également parfaitement adaptées à des climats où les étés ne sont relativement pas trop chauds ou à des climats où la saison froide commence déjà en octobre. Pour tous ces types de climat, vous avez besoin de variétés de graine de cannabis qui peuvent faire face à une certaine adversité (la pluie, l’humidité et le froid) et qui fleurissent de façon précoce, de sorte que ces graines de cannabis soient prêtes avant qu’il ne commence à faire trop froid.

La graine de cannabis à autofloraison est toujours à dominante Indica

Au cours des dernières années, la graine de cannabis à autofloraison a constamment été améliorée en la perfectionnant avec de la génétique qualitative qui a donné des variétés telles que Blueberry, Santamaria et Northern Lights. Il convient toutefois faire une remarque importante lorsque l’on utilise des variétés à autofloraison et des graines de cannabis pour l’extérieur. L’honnêteté nous force à dire que cette autofloraison à dominante Indica produit une maigre récolte à l’extérieur, avec peu de têtes et beaucoup de feuilles. En outre, leur pourcentage de CBD est relativement élevé et leur pourcentage de THC est bas, avec un effet planant élevé. Sur un plan qualitatif, au niveau de l’odeur et du goût, elles sont OK, mais sans plus. Nous avons donc estimé qu’il devait y avoir, pour les cultivateurs en extérieurs de nos régions, de bonnes solutions alternatives, c’est à dire des variétés qui sont supérieures en comparaison avec la graine de cannabis à autofloraison.  Ces variétés devaient être de dominante Sativa, avec de nombreuses têtes et peu de feuilles, et devaient fournir une grosse production. Elles devaient être de qualité supérieure, tant pour ce qui concerne la défonce que le goût et l’odeur, des variétés qui commencent à fleurir tôt et qui sont donc prêtes tôt. Avant tout, ces variétés devaient être résistantes aux intempéries et aguerries pour notre type de climat.…

Qu’entend-t-on par supercropping quand on parle de graines de cannabis ?

En pliant intentionnellement les branches, vous créez une plante plus touffue, avec plus de têtes et donc avec plus de graines de cannabis. Lorsque la plante atteint une hauteur de 30 à 40 cm, commencez à plier les branches. Pour ce faire, prenez une branche (située entre deux internodes) entre le pouce et l’index et appuyez doucement jusqu’à ce que vous entendiez un léger craquement.  Ceci demande un peu de pratique, car vous ne pouvez pas exercer une trop forte pression, auquel cas vous endommageriez trop les cellules de la plante, qui ne s’en rétablirait pas. Donc, la plante doit plier facilement, sans casser. Si vous n’exercez pas une pression suffisante, la branche va se redresser après quelques heures. Vous observerez une fissure du côté extérieur de la branche, mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir, car la plante se rétablira.  Laissez ensuite la plante tranquille pendant quelques jours, de façon à minimaliser le stress causé à la plante par le supercropping. La plante forme comme un coude à l’endroit où elle est pliée. La plante va grandir d’abord latéralement et ensuite à nouveau vers le haut. De ce fait, toutes les branches de la plante (de haut en bas) recevront un maximum de lumière. Vous créez ainsi de la place pour des têtes inférieures, qui reçoivent ainsi suffisamment de lumière pour pouvoir croître convenablement et produire plus de graines de cannabis. En outre, la branche principale de la plante sera ainsi renforcée. Attention : le supercropping ne peut se faire que pendant la phase de croissance. La plante a besoin de 2 à 3 semaines pour modifier son métabolisme et passer de la phase de croissance à la phase de floraison.  Ensuite, la plante n’a plus besoin d’enzymes non plus. Lorsque la plante entre en croissance, taillez quelques (petites) branches pour les enlever. Commencez par le bas de la plante, ceci lui est bénéfique. Le supercropping permet non seulement d’obtenir plus de têtes mais aussi plus de graines de cannabis.…